mercredi 23 octobre 2013

Test Batman : Arkham Origins

Batman : Arkham Asylum en 2009. Batman : Arkham City en 2011. Il était temps de conclure la trilogie. Trilogie qui commence avec ce dernier épisode, qui renoue avec les origines. Et justement, Batman : Arkham Origins, c'est le nom de ce nouvel opus. Un retour aux sources aussi bien dans le scénario, que dans le concept même du héros et des comics d'origine justement. Alors, convaincant ou non ?

Arkham City était en soit assez magnifique, pour peu que les décors fixes et les textures parfois un poil crades ne dérangent pas. Arkham Origins n'arrive pas à le dépasser, et se paye même le luxe de rares ralentissements et de textures parfois vraiment pas terribles si on s'y approche trop. Pourtant, le jeu est beau, et encore une fois, profite d'une direction artistique admirable, quoique parfois moins inspirée que celle de ses prédécesseurs. Pas de quoi faire la fine bouche pour autant, tant on prend du plaisir à parcourir les recoins de Gotham City, sous la neige, la nuit de Noël. Cette obscurité omniprésente qui nous rappelle bien que l'on est chez Batman, et qui accouplée à la blancheur de la neige donne un aspect étrange, inquiétant, mais bizarrement confortable. Dans la lignée des deux jeux précédents, on oscille entre le rendu assez réel de la trilogie de Nolan, et le visuel plus gothique de Burton, pour un cachet finalement unique. Tant mieux, on en attendait pas moins. Pourtant, avec le changement de développeur, Rocksteady ayant transmis la tâche à Warner Montréal, on avait toutes les craintes du monde. Il n'en est rien, esthétiquement le jeu est une réussite. Tant mieux.

I'm Batman!

Ce Batman : Arkham Origins, en tant que préquelle, est une bonne raison pour découvrir l'homme chauve-souris sous un nouveau jour. Plus jeune, le héros n'est pas encore connu, et son nom sonne comme une légende urbaine. Il faut dire que si l'on ne nous refait pas vivre une énième fois le trauma de la perte de ses parents, on nous laisse comprendre que Bruce Wayne a commencé à enfiler son costume il y a peu. La police le traque d'ailleurs comme un criminel, et ce n'est pas le récemment promu commissaire Gordon qui contredira cette information. Pour l'une de ses premières enquêtes, Batman va se mettre à la recherche de Black Mask, et cela ne sera pas sans encombres. Sur son chemin, il croisera entre autres, Killer Croc, Deathstroke, ou encore Bane. Une petite promenade de santé en quelques sortes. L'aspect scénaristique est d'ailleurs à nouveau assez bien travaillé, au point de réserver quelques surprises, et de s'avérer assez prenant dès qu'il s'agit d'enquête pur et dur.

 Deathstroke!

Du côté de sa maniabilité, il y a finalement peu à dire, puisque tout est finalement très similaire à Arkham City. On avance dans la ville, on effectue des missions, on progresse grâce à différents gadgets, et on tabasse du méchant dans des combats toujours aussi fluides et maîtrisés dans leur gameplay. Certes, tout est toujours aussi bien, mais au final, peu original quand on a fait le précédent. Pourtant, il y a bien une nouveauté dans la jouabilité qui a de quoi réjouir les fans purs et durs du comics de base. En effet, Batman peut dorénavant enquêter. Sur des scènes de crime, il faut désormais prendre part à de réelles investigations. En activant la vue détective, on doit tout d'abord repérer des indices, qui vont nous mener à d'autres, par le biais de la reconstitution d'évènements. En gros, certains indices vont nous permettre de récréer la scène de crime. Il est alors possible de revoir la scène, et de retracer son parcours temporel, afin d'examiner chaque instant, et de trouver le détail qui va nous donner un indice. Batman redevient de ce fait détective, ce qu'il a toujours été. Rappelons que DC signifie Detective Comics. Ces phases de jeu, aussi plaisantes que prenantes, rafraîchissent un gameplay certes toujours aussi maîtrisé, mais qui n'auraient rien proposer de nouveau sans elles. On est donc doublement satisfait de leur présence, et ce n'est pas plus mal.

Dans Arkham Asylum, Batman était un super-héros. Dans Arkham City il était un justicier. Dans Arkham Origins, il est redevenu détective, ce qu'il a toujours été, depuis sa création. Ce premier épisode chronologique qui conclut pourtant la trilogie aurait pu décevoir s'il s'était contenté d'être à nouveau un simple jeu d'infiltration/action. Certes, l'ensemble est une nouvelle fois parfaitement bien pensé, mais la redondance du principe aurait pu gêner. C'est finalement dans son scénario, mais surtout dans ces phases d'enquêtes, trop rares, que le titre se démarque de ses prédécesseurs, pour un résultat plus que convaincant. Oui, il y a des défauts, et la direction artistique, bien que toujours aussi réussie, commence à s'épuiser, mais dans l'ensemble, il y a de quoi être satisfait par ce nouvelle opus. Il n'est pas le meilleur, mais il n'en est pas moins indispensable à tous les fans du Chevalier Noir, et très conseillé à tous les fans du genre. Encore une fois, Batman frappe fort, et le contraire nous aurait étonné.

17/20

vendredi 18 octobre 2013

PS4, Impressions manette en mains

L'appartement 4, situé en plein Paris, est l'occasion de s'essayer à une nouvelle console next-gen (qui perd de plus en plus de jeux de lancement...) proposée par Sony. Il s'agit bien entendu de la Playstation 4, qui arrivera dans notre contrée le 29 novembre. Enfin, pour ceux qui l'ont déjà pré-commandé. Sinon, il faudra attendre courant février 2014 au mieux. La console s'est donc dévoilée, et s'est laissée essayer. Avec une petite poignée de jeux jouables, il est temps de faire tomber un verdict sur la machine, non catégorique bien sûr, mais qui sera sûrement valable lors de sa sortie.

La première rencontre avec la bête se fait via des écrans. Mais le premier contact a réellement lieu lorsque la manette DualShock 4 arrive entre nos mains. Un peu dubitatif malgré des avis très positifs, il n'aura fallu que quatre secondes d'adaptation pour adopter cette nouvelle manette. Si on est habitué à la DualShock 3, les différences peuvent déranger au début, mais la prise en main est tellement agréable et bien pensée, que l'on s'y fait très rapidement. Les amateurs de Microsoft auront peut-être un peu plus de mal, et encore, son ergonomie est tellement bien foutue, qu'adepte de Sony ou non, on trouvera son bonheur dans la DualShock 4. Sa mini surface tactile cliquable prend de la place, mais n'est pas dérangeante. Les gâchettes R2 et L2 ont été modifiées, et sont désormais incurvées vers le haut, afin que les doigts ne glissent plus. Pratique ! On pourrait regretter l'absence des boutons Start et Select, qui chambouleront malgré tout les habitudes des plus gros joueurs, mais bon, on fera avec. Le prix à payer pour une manette si bien optimisée il faut croire.

Voilà, ça, c'était le point positif. Maintenant, il est temps de passer aux jeux, et à ce qu'ils nous proposent. Commeneçons par DriveClub, cette simulation de course automobile qui se voudrait un mélange de Forza et Gran Turismo. Les amateurs de Need for Speed peuvent déjà passer leur chemin, ici, c'est de la conduite « sérieuse », presque trop. Pour le jeu en soit, c'est un jeu de course, sans hors piste, bien cadré, et peut-être un peu trop. Le problème, c'est qu'on ne voit pas tant que ça de différence entre la génération actuelle, et celle qu'on nous présente ici. Oui, ok, c'est peut-être un poil plus beau, et surtout ça semble plus fluide, mais en soit, il n'y a pas de révolution, ni même de réelle évolution visible. Il y a même encore trop d'alliasing ! Et c'est bien ça qui est gênant. On attend une nouvelle génération, et même si on savait à l'avance que la différence serait moins flagrante qu'entre la PS2 et la PS3, eh bien, il y a de quoi être en partie déçu par DriveClub...

 La bête!

Et malheureusement, ce n'est pas Knack (M-, m-, m-, my Sharona !) qui va relever le niveau. Attention, le jeu semble tout à fait sympathique, là n'est pas le problème. Mais bon sang de bois, on est sur PS4 ?! Non pas que le jeu soit moche, mais on a l'impression d'être face à un jeu de plate-forme digne d'il y a plusieurs générations. Explications. Le jeu est tout simplement très, TRÈS, linéaire et dirigiste (dans la démo en tout cas), et n'offre quasiment aucun sentiment de liberté. Ratchet et Clank semble presque le jeu le plus vaste et libre en comparaison. Sans parler des décors, incassables, sauf ceux qui sont prévus pour... Un sentiment de contradictions et d'incohérences qu'on espérait ne plus voir sur les nouvelles générations de consoles, ou du moins, pas aussi violemment. Pour le reste, le jeu est sympatoche, mais il ne paraît pas très marquant. A voir à sa sortie.

Avant de passer aux portages, parlons un peu de The Playroom. Cette application a pour but de nous montrer les capacités de la console, principalement en ce qui concerne la réalité augmentée. Il faut l'avouer, si ce n'est pas transcendant, cela peut laisser présager du bon dans l'avenir, pour peu que des développeurs exploitent bien le concept. La caméra, sans valoir Kinect, reconnaît bien les personnes présentes et les capteurs des manettes, et les diverses utilisations de la DualShock 4 sont sympathiques. On remarque surtout que l'interactivité est bien mise en place, surtout pour ce qui est de la réalité augmentée, avec une réelle prise en compte des reliefs et des différents plans. Honnêtement, ce type de contrôle, même bien foutu, risque de rester un gadget non exploité dans de vrais jeux... Dommage. On espère tout de même être surpris dans les années à venir.

On conclut avec Assassin's Creed IV : Black Flag. Prévu sur les consoles actuelles, et sur les nouvelles générations, le jeu doit pouvoir séduire dans ses versions améliorées. Ayant joué aux deux versions, la comparaison est faisable. Là où le jeu trouve ses limites sur PS3, logiquement, comme c'était le cas pour le troisième épisode, il n'y a quasiment plus de problème sur PS4. La distance d'affichage est assez impressionnante, certains effets, comme l'eau, sont très réussis, mais malgré tout, il ne faut pas s'attendre à une claque graphique incroyable, le jeu étant juste un poil plus beau que sa version PS3. C'est surtout dans les finitions qu'on remarque les améliorations.

Pas de vraie déception, mais rien de très emballant pour le moment. Evidemment, une console à sa sortie, c'est rarement la grande joie, mais tant que la bête ne sera pas domptée, il faut croire que les jeux seront juste « bien », au mieux. Bien sûr, avec le temps, l'ensemble s'améliorera, mais pour le moment, rien de très convaincant, si ce n'est la manette DualShock 4. On en reparlera plus tard, lorsque les gros titres sortiront.

mardi 8 octobre 2013

Test Beyond : Two Souls

Le studio Quantic Dream est un peu à part dans le paysage vidéoludique. Peu de productions, et toutes réalisées par son fondateur, David Cage. Voulant offrir des expériences de jeu toujours uniques, et mettant un point d'honneur à privilégier l'émotion avant tout, c'est par le procédé de la motion capture, et les phases en QTE que Quantic Dream s'est principalement fait connaître. Heavy Rain, sorti en 2010, a plus ou moins permis une réelle reconnaissance de la part du public. On a reproché au jeu d'être uniquement un film interactif, avec un scénario de téléfilm M6, mais malgré ses défauts, Heavy Rain arrive réellement à émouvoir le joueur et à le faire se sentir impliqué. Quant au scénario, certes il n'est pas le plus fou jamais écrit, il est assez classique, mais de là à le comparer à un téléfilm M6 ! Il ferait un bon Direct To Video, ce qui est déjà bien. Bref, Heavy Rain a marqué les joueurs, en bien ou en mal, et n'a pas laissé indifférent. Et si l'on peut être déçu du titre en tant que jeu vidéo, on ne peut pas lui reprocher d'être une expérience assez passionnante. Ce mois-ci, Quantic Dream sort un nouveau jeu. Beyond : Two Souls, c'est son nom. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, le studio ne s'est pas reposer sur ses acquis pour nous proposer un système de jeu identique à celui de Heavy Rain.

Beyond : Two Souls, c'est avant tout l'histoire d'une jeune fille, Jodie Holmes, que l'on va suivre pendant une quinzaine d'années, de l'âge de huit ans à vingt-trois ans. Un parcours retracé à partir de différents moments clés de sa vie. Pas une histoire continue donc, mais divers passages forts de sa vie, exposés de manière non linéaire, mais tous plus ou moins reliés, et traçables via une sorte de frise temporelle. On varie donc les phases, et l'on passe régulièrement de Jodie enfant à Jodie adulte ou adolescente. Le but de cette déconstruction temporelle n'est pas de perdre le joueur, mais de lui permettre de mieux comprendre le personnage de Jodie, et de se familiariser avec. Et ce n'est pas plus mal, parce que l'on comprend certaines choses au fur et à mesure, et l'on en découvre d'autres parfois plus tard, qui expliquent ce que l'on a joué plus tôt, qui se déroule plus tard dans l'histoire. En gros, ça pourrait paraître agaçant, mais c'est bien mieux qu'une bête histoire linéaire. Le but est bien sûr avant tout l'émotion, le point essentiel que vise Quantic Dream avec ses jeux. Ici, le travail d'écriture est bien entendu primordial, et il est totalement réussi. Bien sûr, le scénario n'est pas transcendant, mais comme à chaque fois avec David cage, il est personnel, aborde des thèmes communs, mais traités de manière poussée, malgré un discours simpliste. En gros, le message n'est pas forcément fou, mais le résultat est souvent bouleversant, et c'est tant mieux !

L'autre élément qui est censé créer des émotions, selon David Cage, et donc selon Quantic Dream, c'est la performance des acteurs, et plus particulièrement la reproduction des visages et des expressions faciales. Qu'on se le dise tout de suite, sur ce point, Beyond : Two Souls offre un résultat extraordinaire. La performance capture fonctionne à merveille, et la retranscription virtuelle des acteurs offre à la PS3, et aux générations actuelles, une claque graphique à couper le souffle. Clairement, lorsque l'on regarde le visage numérique d'Ellen Page, on est bluffé devant une telle prouesse. On pourrait presque croire que l'on est déjà sur PS4. Seul certains éléments de décors, et de l'aliasing parfois un poil trop prononcé, viennent nous rappeler que le travail impressionnant sur la physique des personnages a dû légèrement mettre en retrait le reste. En retrait, c'est un bien grand mot. En effet, le jeu dans son ensemble est quand même très beau, et surtout, il brille par sa direction artistique, ambitieuse, audacieuse, et très variée. Le titre joue habilement avec les émotions du joueur, et pour cela, rien de mieux que de le balader à différents endroits, dans des situations très variées. Entre scènes d'action hyper rythmées ou scènes plus intimistes, le joueur oscille entre spectaculaire hollywoodien et vie quotidienne. Un moyen plutôt efficace de bien se sentir impliqué, puisque l'on va se sentir proche de Jodie en toutes situations.

 Ellen Page/Jodie Holmes est magnifique!

Attention toutefois, les gens qui n'ont pas touché au jeu seraient tentés de crier au film interactif, au « jeu » aux graphismes sublimes, mais sans gamepaly derrière. Disons-le tout de suite, ces gens se trompent ! Beyond : Two Souls reprend bien sûr des idées de Heavy Rain, mais un réel gameplay a été travaillé pour faire naître une réelle expérience de joueur. Déjà, et c'est un gros soulagement, le déplacement des personnages est fluide, et n'est plus plombé par une lourdeur absolument atroce, comme dans Heavy Rain. On contrôle Jodie sans problème, et avec une aisance assez plaisante. Et comme les animations sont juste incroyables, c'est encore mieux ! Pour le reste, il y a bien sûr des actions contextuelles, mais attention, elles ont été remaniés, de manière à ne pas frustrer le joueur. Déjà, pour les actions de base, lorsque l'on veut simplement interagir avec un élément, il n'est plus nécessaire d'appuyer sur plein de boutons, ou de tourner un stick dans quatorze sens différent à la fois. Un point blanc (ou plusieurs) apparaît sur l'écran, et il suffit juste de pousser le stick droit dans sa direction pour effectuer l'action. Rien de plus simple, et surtout de plus intuitif. On note aussi une intéraction très bien pensée lors des combats. Et il y en a dans le jeu. A chaque fois que le personnage de Jodie doit agir dans ces scènes, le temps se ralentit un court instant, et, sans que rien n'apparaisse à l'écran, il faut bouger le stick droit dans la direction qui nous semble le plus logique, pour attaquer, parer, ou esquiver. Il faut se rendre compte, et ce n'est pas forcément évident sur le papier, sans que l'on ait pu essayer, que ces passages sont une totale réussite. Ils procurent une sensation de stress, puisqu'en un court laps de temps il faut décider de son action sans que rien ne nous indique quoi faire, en se fiant à son instinct. Et parfois, on se goure. Mais manette en main, ces passages sont réellement forts, et nous impliquent dans le jeu. Pour une fois, on ne pourra pas dire qu''il n'y a pas de gameplay dans le jeu. Alors bien sûr, les QTE sont conservés, mais sont beaucoup moins présents. Tant mieux. Finalement, ils servent principalement lors des choix à faire, toujours aussi importants. Les décisions ne sont pas à prendre à la légère, et ont leurs influences au fil du jeu et de l'histoire. On façonne Jodie selon notre bon vouloir, au travers de nos choix, et c'est bien là le principal pour réellement se sentir impliqué.

 Ce passage est fort en émotions

La grande nouveauté vient cependant d'Aiden, l'entité qui est constamment aux côtés de Jodie. Avec une simple pression sur le bouton triangle, on peut prendre possession de lui. Et là, on vit une expérience totalement différente de ce à quoi on a l'habitude ! Le déplacement est totalement libre, en vue subjective, et l'on peut se balader où l'on souhaite, traverser les murs ou objets, avec une limite de distance (justifiée dès le deuxième chapitre), et bien sûr, interagir avec les objets ou personnages. Et c'est là qu'on prend conscience de toutes les possibilités du jeu, qui ne se réduit donc vraiment pas à une succession de QTE. Lorsque l'on contrôle Aiden, on peut, très simplement, interagir avec des objets, selon ce qui nous est proposé, pour avancer dans le jeu. Faire péter une vitre, voler des papiers, ouvrir une porte, rien de plus simple. On regrette juste que l'interaction ne se fasse qu'avec ce que le jeu a prévu, mais malgré tout, les choix varient, et rien n'est imposé. Pour ce qui est des personnages, on peut les tuer, ou bien prendre possession d'eux. Ce qui renforce le gameplay, et permet d'élargir l'expérience. Il faut bien réaliser que le contrôle d'Aiden et ses capacités sont pensés pour alimenter un gameplay, et donc une progression de jeu, qui proposera parfois certaines « énigmes », que seul l'interaction avec certains éléments permettra de résoudre. Au final, ces phases très convaincantes permettent au gameplay de s'enrichir, et nous permettent aussi de mieux comprendre Jodie et sa relation avec Aiden. Que du bon en soit.

Pourtant, il y a bien un paradoxe avec Beyond : Two Souls. Certes, enfin on est face à un jeu vidéo. Mais on est aussi encore plus face à un film. Alors non, Beyond : Two Souls n'est pas un film interactif, puisqu'il comporte énormément d'éléments de gameplay qui en font un réel jeu vidéo. Mais il faut quand même se rendre à l'évidence, le nombre impressionnant de cinématiques et les nombreuses phases où les seuls éléments de jeu sont des choix peuvent gêner les plus réticents. Et c'est bien dommage, parce que le jeu vaut bien plus que ça, et ne se limite pas qu'à ses passages justement. C'est un jeu vidéo, mais aussi une expérience intense et marquante. Les choix influent sur le déroulement des phases de jeu futures, et avec ses vingt-trois fins, il y a de quoi faire. Et pour le coup, il y a de quoi être bouleversé par ce que l'on va vivre. Rares sont les jeux qui arrivent à procurer tant de sensations.

Magnifique dans sa réalisation et dans son interprétation, Beyond : Two Souls ne séduira pas tout le monde, et principalement ceux qui n'y verront, à tort, qu'un film interactif. Les autres, qui trouveront leur compte dans ce jeu, puisque c'en est bien un, prendront part à une aventure intense et incroyable, qui se savoure une première fois, mais aussi et surtout en se recommençant. Il faut bien noter le jeu, et comme il n'est pas parfait, il faut être objectif, mais ceux qui accrocheront au principe pourront facilement considérer Beyond : Two Souls comme un chef-d’œuvre absolu, et peut-être même comme le meilleur jeu de la PS3. Qu'on l'aime ou non, cette dernière production du studio Quantic Dream mérite d'être essayée. On ne pourra que vous conseiller Beyond : Two Souls. Une expérience unique, une aventure bouleversante, un jeu incroyable.

17/20

jeudi 3 octobre 2013

J-One, la nouvelle chaîne à suivre

Vous aimez les mangas ? Vous aimez la J-Pop ? Vous aimez la culture japonaise en général ? Nice Peace ne vous fait pas peur ? Alors J-One est fait pour vous ! Mais qu'est-ce donc, J-One ? C'est une nouvelle chaîne qui traite principalement de la culture japonaise. Encore une diront certains. Et ils auront tort. Parce que cette fois-ci, on parle vraiment de culture japonaise, et on le fait bien.

J-One débarque demain, dès 18h30, dans les offres des bouquets Canalsat et Numericable. On ne vous parle pas d'une chaîne basique, qui propose de temps à autre des éléments de la culture japonaise, comme peut le faire NoLife (je ne critique en rien cette chaîne que j'aime bien, je précise juste que leur contenu est large, et pas uniquement centré sur la culture nippone), mais bien d'une chaîne entièrement consacrée à ce monde. Et pour cela, la chaîne a décidé de mettre le paquet, afin de ne pas décevoir ceux qui l'attendent.

Au programme, plusieurs types de contenus. D'une part, les programmes japonais, que la chaîne diffusera. On cite par exemple Shibuahara Girls, une émission de télé-réalité sur un groupe de mannequins dans les quartiers branchés de Tokyo, des clips ou concerts des meilleurs groupes de J-Pop, ou bien les Game Shows Japonais, une sélection des meilleures émission de jeux télé venus tout droit du pays de Soleil-Levant. Cela est intéressant pour ceux qui aiment cette culture, et ça l'est aussi pour ceux qui aimerait la découvrir plus en profondeur. Après tout, même sur le net, c'est rare d'avoir accès aussi facilement à ce type d'émissions.

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Il y a aussi les contenus inédits produits par la chaîne. De toutes nouvelles émissions consacrées au Japon, à ses tendances, à sa culture. Tous les jours, vous pourrez découvrir le Nyusû Show, un programme de 13 minutes présenté par la jeune Marie Palot, qui s'attardera sur les mangas, la musique, le cosplay, la pop culture asiatique, et les évènements à ne pas rater. Une bonne occasion pour ne rien louper sur les nouvelles tendances. Le Tôku Show est un talk qui analyse et décrypte la culture « otaku ». Présenté par Guillaume Dorison et ses invités, ce programme, avec cinq émissions hebdomadaires, a de quoi séduire les amateurs comme les néophytes. Parmi tous les contenus proposés, on peut aussi citer Asia Alarm, qui proposera une sélection des pubs les plus insolites, étranges, ou drôles que l'on peut trouver au Japon (et il y en a!), ou encore Asie Insolite, qui vous fera découvrir les nouvelles tendances les plus insolites de l'univers « otaku ». Un beau programme en perspective, et encore, attendez de voir la suite.

Il faut l'avouer, tout ça donne déjà bien envie. Mais là ou J-One frappe fort, très fort même, c'est dans la diffusion des animés. Il ne faut pas croire que l'on aura le droit à une énième rediffusion de One Piece ou consorts. Non. J-One propose la diffusion d'animé un jour après la première diffusion au Japon. En gros, si un épisode est diffusé un jeudi au Japon, il le sera le vendredi sur J-One. Et en vostfr, ce qui ravira les vrais fans. Plus besoin de pirater illégalement les mangas, vous pourrez les voir à la télé, tranquillou, sur J-One. Ça, c'est quand même un beau tour de force, qui mérite le respect. Parmi les séries qui auront le droit à cette opportunité, on peut donner comme exemple Hunter X Hunter, Strike The Blood, Naruto Shippuden, ou encore Arpeggio of Blue Steel, mais la liste est évidemment bien plus longue. De grandes promesses, qui seront tenues, pour le plus grand plaisir des fans.

J-One sera lancé officiellement demain, le vendredi 4 octobre 2013, à 18h30, et va nous offrir de beaux programmes que l'on prendra plaisir à suivre. En plus de ce qui a été cité, on retrouvera aussi des films ou des séries inédites. On pourrait regretter que seuls les bouquets Canalsat et Numéricable soient concernés, mais c'est le prix à payer pour la qualité. Un conseil, si vous le pouvez, regardez donc la chaîne, vous ne serez pas déçus. Sinon, changez de fournisseur, afin d'avoir la bonne box. Vous ne le regretterez pas !