samedi 31 janvier 2015

La Grande Aventure Pokémon Rubis et Saphir

C'est le mois de janvier, plus pour longtemps certes, et c'est donc l'occasion de vous souhaiter une bonne année. Et pour commencer cette année 2015, je vous renvoie vers mon article concernant Super Mario Manga Adventures. Le tome 2 sort le 4 février, mais peu importe. Dans cet article, je disais que j'allais bientôt vous parler de la réédition du manga Pokémon, principalement du premier tome du cycle Rubis et Saphir. Ca aura mis plus d'un mois et demi à venir, mais voici enfin mon avis sur ce premier tome.

Toit le monde le sait, je suis fan de Pokémon, et j'en suis fier. C'est donc assez naturellement que j'ai acheté les trois tomes de la réédition de La Grande Aventure. Ce premier cycle concernant logiquement la région de Kanto, et donc les versions Rouge, Bleue, et Jaune, est assez bon, même s'il s'éloigne assez de l'histoire du jeu. Un mal pour un bien, même si cela n'empêche pas la trame scénaristique d'être parfois un peu trop tirée par les cheveux, surtout si l'on compare au jeu. Bref, si vous ne l'avez pas lu, passez directement au paragraphe suivant, ça risque de spoiler légèrement. Il faut dire que se baser uniquement sur le jeu, ça aurait probablement donné un manga assez chiant, soyons honnête. Mais de là à faire de la moitié des champions d'arènes des membres de la Team Rocket... Pourquoi pas. Ça donne même lieu à des scènes plutôt violentes qui tranchent avec ce qu'on pourrait attendre de Pokémon. Malheureusement, si le premier tome et une grande partie du deuxième offrent une réelle histoire de qualité, la suite, sans être mauvaise, est un poil décevante. Le héros kidnappé par le Conseil des 4. Pourquoi pas, mais avec un héros de remplacement qui n'a pas assez de charisme, et des scènes qui durent parfois en longueur, on était loin de la qualité de la première partie, sans que l'on crie au scandale pour autant. J'ai quand même pris du plaisir à lire ces tomes.

Et puis, surprise, le cycle Johto va passer à la trappe, pour l'instant du moins. C'est donc très rapidement que sort, début décembre, le premier tome du cycle Hoenn, afin de coïncider avec la sortie de Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha. Une nouvelle région, de nouveaux héros, une nouvelle aventure. Avant de vanter les qualités de ce premier tome très prometteur pour la suite, passons au seul vrai défaut. Les deux personnages principaux s'appellent Rubis et Saphir... Ok, c'est logique, c'est dans la continuité des autres tomes, mais sérieusement ! Les appeler Brice et Flora, comme dans le jeu, c'était trop difficile ? Bref, cela surprend mais ne nuit pas pour autant au plaisir de lecture que procure ce premier tome. On suit les aventures de Rubis et Saphir donc. Rubis, un jeune garçon qui tient à son apparence et à celle de ses Pokémons, et qui veut gagner tous les concours de la région. Saphir, quant à elle, veut devenir maître et gagner les huit badges. Les deux enfants vont alors faire un pari : le premier qui réussit son objectif en quatre-vingt jours gagne. Le postulat de départ est lancé, et il est plutôt cool. Les rôles sont inversés dans un certain sens, puisque la fille veut se battre et la garçon préfère les concours. Et ça fait plaisir ! Sans oublier que l'aventure les fait se confronter à la Team Aqua et Magma, et qu'il y a donc de l'action, de l'aventure et du suspense.

Sur plusieurs points, le cycle Hoeen de La Grande Aventure Pokémon est une réussite, et surpasse le cycle Kanto. Alors certes, le récit est parfois haché, puisque souvent séparé en deux parties, Rubis d'un côté et Saphir de l'autre, mais il serait dommage de bouder son plaisir. Drôle, rythmé, prenant, et plus fidèle au jeu tout en créant son propre univers dans un monde qui existe déjà, cette lecture fera à la fois plaisir aux fans de Pokémon, et même à ceux qui ne connaissent pas forcément (même s'il est tout de même préférable de connaître le jeu). Personnellement, je vous conseille vivement de lire ce premier tome, en attendant sa suite prévu pour le 12 mars, et le dernier tome, pour plus tard. Ça fait long tout ça !

La Grande Aventure Pokémon Rubis et Saphir
Edité par Kurokawa
Prix : 10 euros

mercredi 31 décembre 2014

Mon top 3 des jeux 2014

On continue avec mes jeux préférés de cette année, et voici mon top 3. Alors bon, dans l'absolu, le jeu que j'ai préféré cette année, c'est Final Fantasy IX, que je n'avais jamais fait auparavant, et qui est un véritable chef-d’œuvre. Mon deuxième Final Fantasy préféré, derrière Final Fantasy VI, et juste devant Final Fantasy VII. Mais comme le jeu n'est pas sorti en 2014, et qu'il s'agit de mes jeux préféré sortis en 2014, tant pis. Allez, on commence !

N°3 Mario Kart 8
Être joueur et ne pas mettre Mario Kart 8 dans un top de l'année, quelque soit la position, c'est une hérésie. Encore plus si on possède une Wii U. Il faut dire que Mario Kart 8, sans être le meilleur de la saga, est malgré tout assez exceptionnel, avec une finition qui pourrait en faire baver plus d'un. La maniabilité est au poil, le jeu en ligne est réellement bon et totalement chronophage, et les graphismes claquent la rétine. Bref, c'est jouissif, ultime à plusieurs, et absolument indispensable !



N°2 Super Smash Bros.
Je ne mets pas de consoles parce que les deux épisodes sortis cette année sont excellents. Même s'il faut reconnaître qu'en terme d'excellence, la version Wii U surpasse la version 3DS. On peut même dire honnêtement qu'en terme d'excellence Super Smash Bros. for Wii U surpasse quasiment la totalité des jeux sortis cette année. Entre son gameplay toujours aussi accessible et hyper technique, son fan-service tellement poussé qu'il en devient presque gênant pour la concurrence, son contenu gargantuesque, et ses combats entre potes qui vont durer sans aucune lassitude jusqu'à la sortie du prochain opus, il faut dire qu'il n'y a quasiment rien à reprocher à cet épisode. D'ailleurs, on ne lui reproche rien en fait. Et pourtant, il n'est que numéro 2...


N°1 Bayonetta 2
Est-il encore nécessaire de vanter toutes les qualités exceptionnelles de Bayonetta 2 ? Probablement pas, mais en rappeler quelques unes ne peut pas faire de mal. Bayonetta 2 est à ce jour le meilleur beat'em all jamais conçu. Sa maniabilité est exemplaire, bien supérieure à celle du premier volet qui était très bonne, et contrôler la sorcière est d'une aisance absolue, au point que le jeu est jouissif dès le premier chapitre. Encore plus excessif que son prédécesseur, cet épisode ose tout, et grâce à sa réalisation et à sa direction artistique sans faille, toutes les folies de mises en scène et de gameplay font diablement plaisir. Une fois fini, on en redemande. On ne le dira jamais assez, la perfection n'existe pas, et pourtant, on pourrait bien associer ce terme à Bayonetta 2 !



Bonus coup de coeur
On finit ce classement, non pas par le numéro zéro, mais par un jeu qui aurait dû être dans ce top 3, mais qui frôle le podium de peu. Je ne peux pourtant pas l'oublier tant je l'ai apprécié. Il s'agit de Shovel Knight. «Encore un jeu indépendant en pixel art» crieront certains, et ils ont tort. Shovel Knight est un excellent jeu de plate-forme en 2D, qui s'inspire des jeux NES, et qui en possède les qualités, mais pas les défauts. Le level design est excellent, et nous rappelle les meilleurs moments de Mega Man ou Ducktales, la maniabilité est précise à en crever, et l'univers nous transporte dès les premiers instants. Je ne suis ni fan des jeux indés, ni même des jeux en pixel pour faire comme au bon vieux temps, mais là, il faut reconnaître que Shovel Knight vaut clairement son pesant de cacahuètes. Certes, il est un poil trop court. Mais si in en redemande, c'est qu'il est bon !


Ce top est réellement fini. L'année 2014 a été chargée, mais comme vous pouvez le constater, mes quatre jeux préférés sont sur la même console. N'hésitez pas à donner votre avis et à partager vos jeux préférés de cette année. En attendant une année 2015 qui s'annonce elle aussi bien remplie !

lundi 29 décembre 2014

Mes jeux de 2014

La fin d'année arrive, et il est temps de faire un petit bilan vidéoludique. Cette année a été riche en sorties, et elle a aussi été l'année de la nouvelle génération. Pourtant, les jeux qui m'ont le plus marqué sont principalement sur consoles Nintendo. Principalement parce que je n'ai ni PS4 ni Xbox One, et que sur PS3, il y a eu des sorties, mais rien de finalement très marquant, du moins, dans ce à quoi j'ai joué. Ce ne sera pas qu'un top Nintendo, je vous rassure. Allez, on commence !

South Park : Le Bâton de la Vérité
Vous voyez, on commence par un jeu qui n'est pas sorti sur console Nintendo. South Park : Le Bâton de la Vérité est à la fois un jeu de rôle très réussi, mais c'est aussi probablement l'une des meilleures adaptations d'une série, d'un univers, en jeu vidéo. Absolument parfait dans son esthétique, qui reprend parfaitement celle de la série, South Park : Le Bâton de la Vérité est aussi, heureusement, extrèmement drôle. L'humour absurde, potache, trash est présent, et ravira les fans de la série. Oui, il y a des prouts, des nazis, des mongols, mais après tout, c'est tout ce qu'on apprécie dans la série. Si vous n'y avez pas joué, jetez-vous dessus les yeux fermés, vous ne risquez pas d'être déçus, sauf peut-être par sa durée de vie. Mieux vaut de la qualité plutôt que de la quantité n'est-ce pas ?


Kirby : Triple Deluxe
Les jeux Kirby sont des valeurs sures, et ce Triple Deluxe n'échappe pas à la règle. On reproche souvent aux jeux de la série d'être trop simples, et c'est souvent vrai. Kirby : Triple Deluxe n'est pas bien difficile, mais peu importe, il faut malgré tout du temps pour le finir, et encore plus si on veut atteindre les 100%. Coloré, parfaitement maniable, mignon à en pleurer, et maîtriser de main de maître dans son level design, Kirby : Triple Deluxe est un jeu auquel les fans doivent jouer, tout comme les possesseurs de 3DS. Avec cet opus, Kirby est une nouvelle fois la preuve qu'on peut réussir en avalant.


Donkey Kong Country : Tropical Freeze
Je ne suis pas forcément fan des jeux Donkey Kong, mais là, il faut bien avouer que ce Tropical Freeze m'a plus que séduit. Déjà, parce que le gameplay est fidèle à celui de la saga, avec une difficulté qui n'est pas excessive, mais qui pourra rebuter les joueurs qui manquent de patience. Mais c'est surtout la direction artistique du jeu qui est sublime. Si les graphismes, d'un point de vue technique pur et dur, ne sont pas les meilleurs de la Wii U, loin de là, les décors et l'esthétique du jeu en général sont magnifiques. Il n'y a qu'à voir le niveau de la savane, qui est une version sublimé du Roi Lion en spectacle de marionnettes. Sans oublier les musiques, exceptionnelles, signé David Wise, le compositeur du début de la série, qui est revenu pour l'occasion, après quinze ans d'absence. Je vous invite à les écouter. Notamment le thème de la savane (oui, encore ce niveau, qui m'a vraiment beaucoup marqué), qui est impressionnant, et qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance du niveau. Bref, Donkey Kong Country  : Tropical Freeze n'est peut-être pas un chef-d’œuvre, mais il est clairement un des meilleurs jeux de cette année. Une petite leçon de level design et de direction artistique. Beaucoup devrait s'en inspirer.


Theatrhythm Final Fantasy : Curtain Call
J'avais beaucoup aimé le premier Theatrhythm Final Fantasy, et il faut dire que cette suite est encore meilleure. Le concept reste le même, mais les musiques sont encore plus nombreuses, et même si l'on regrette les DLCs en pagaille, alors qu'on aurait aimé tout avoir dans le jeu, le contenu est conséquent. Surtout que cette fois-ci, il y a un mode de jeu solo bien plus construit, et bien plus proche de ce qu'on attend d'un jeu de rôle, même si au final, ça reste plus ou moins un enchaînement de morceaux à réussir. En gros, on a du fan-service au service d'un gameplay aux petits oignons et ça fait bien plaisir. Que l'on soit fan de Final Fantasy ou non. Nobuo Uematsu forever !


Pokémon Rubis Oméga/Saphir Alpha
Sans surprise, on termine avec les deux remakes de la troisième génération de Pokémon sur 3DS. Fan de Pokémon ou non, on doit posséder cette version. Oui, ce sont des remakes, mais avec plein d'ajouts, quelques absences, et le retour de certaines possibilités. Au final, ce n'est pas la version ultime de Pokémon, la difficulté, un poil faible, l'en empêche entre autres, mais inutile d'en dire plus. C'est génial, les fans ont raison d'aimer, les néophytes peuvent s'y mettre sans problème, et ceux qui ont arrêté peuvent s'y remettre. Un bon remake, un bon Pokémon, un bon jeu.


On finit ce top avec deux jeux que je ne pourrais mettre dans mon top, mais que je ne peux m'empêcher de citer.

Child of Light
Semi-déception de l'année, Child of Light est un bon jeu, mais sans plus. Il ne m'a pas ému, sa fin est totalement précipitée, comme par manque de temps, et son ambiance, bien que plutôt sympathique, devient vite lassante vers la fin. C'est un beau conte, c'est enchanteur, mais jamais assez, et au final, on se retrouve face à un jeu bancal, pas dénué d'intérêts, mais jamais très enthousiasmant. Dommage, le gameplay est plutôt bien pensé, contrairement au level design. A essayer, mais personnellement, je ne suis pas entièrement convaincu.


Hyrule Warriors
C'est le petit plaisir coupable de l'année. Un musou dans l'univers de The Legend of Zelda, ça peut paraître étrange, mais ça fonctionne plutôt bien. Le fan-service se ressent dans tous les coins, c'est plutôt jouissif, mais comme tous les jeux de ce genre, ça a ses limites. Si on sait à quoi s'attendre, je le conseille, si on n'aime pas trop le genre ou que l'on cherche un Zelda, on peut essayer, mais on risque de ne pas trop apprécier.


Ce top n'est pas fini. Je vais faire un deuxième article concernant mon top 3 des jeux de l'année, la liste serait bien courte sinon. Comme ça, j'aurai plus de clics et donc plus d'argent. Bisous !

(Je plaisante, je ne touche rien avec ce blog. Je fais un deuxième article pour plus de lisibilité. N'allez pas croire que je suis un connard cynique s'il vous plaît. Je suis juste un connard. Merci)

samedi 13 décembre 2014

Super Mario Manga Adventures

Parfois, se balader à la Fnac (ou une autre enseigne du même genre) peut amener à quelques surprises. C'est alors que j'allais acheter le manga Pokémon La Grande Aventure Rubis et Saphir (que je vous recommande vivement, je vous en reparlerai plus tard), que je suis tombé, par pur hasard au rayon manga, sur Super Mario Manga Adventures tome 1. Fan du plombier, et curieux de voir de quoi il s'agissait, j'ai pris un exemplaire et je l'ai feuilleté, avant de me dire « Oh, et puis zut, je l'achète, on verra bien ce que ça vaut ! ». Bref, je suis reparti avec ce manga sous le bras, et après l'avoir fini, je vous donne mon humble avis.

Super Mario Manga Adventures n'est pas un petit nouveau dans le monde de la bande dessiné japonaise. Et ça semble assez évident quand on le lit. En effet, ce premier volume est paru pour la première fois en 1991 au Japon. Étant donné que l'univers est celui de Super Mario World, c'est plutôt cohérent. Au Japon, quarante-huit volumes (!) sont sortis, tandis qu'en France, l'éditeur Soleil Manga (à qui l'on doit déjà les éditions françaises des mangas The Legend of Zelda) a prévu, pour commencer, de ne sortir que les dix premiers tomes. Le volume 2 devrait d'ailleurs sortit le 31 janvier 2015. Bref, un manga Mario, que cela peut donc nous réserver ? Eh bien pas mal de surprises ! Il faut dire que qu'on se retrouve non pas face à un récit d'aventure, mais à une histoire prétexte à une succession de gags plus débiles et absurdes les uns par rapport aux autres. N'ayez pas peur, c'est vraiment drôle en fait.


Tout commence quand Mario et Luigi arrivent à Dinosaur Land. La princesse Peach se fait évidement kidnapper, et les deux frères aux moustaches saillantes partent pour la sauver des griffes de Bowser. Ils rencontrent en chemin Yoshi, qui va se joindre à eux. Histoire classique et fidèle au jeu. Ce qui est un peu plus surprenant dans l'univers mignon tout plein de Mario, c'est l'humour et la dérision que le manga propose. Totalement absurdes et décalés, les gags s'enchaînent avec un rythme d'un à trois par page. On peut ne pas aimer du tout, mais pour peu que l'on adhère, on sourit et on se marre souvent. Voir le plombier et ses amis se moquer à ce point du jeu, de son univers et de ses personnages, c'est plutôt rigolo. Pour citer quelques gags en vrac, dès le début, Mario n'arrive plus à tirer des boules de feu. Luigi va donc lui enfoncer une bombonne de gaz dans le... Voilà. Mario, encore, ne sait pas comment battre Morton. Luigi lui lit alors la soluce officielle de Super Mario World. C'est vraiment très con, mais c'est finalement assez drôle. Seuls reproches, il y a quelques fautes d'orthographes plutôt surprenante ! Comme « punission » au lieu de « punition » (et non, ce n'est pas un emploi du verbe punir à l'imparfait à la première personne du pluriel. Et même, il y aurait quand même une faute!). Rien de bien méchant, mais c'est un peu dommage. L'autre défaut, c'est l'absence de Toad. Mais on est dans Super Mario World, c'est tristement normal.

Super Mario Manga Adventures, Super Mario Kun dans sa version originale, existe et continue d'être publié depuis vingt-trois ans au Japon. Énormément de jeux et d'univers ont été adaptés, et c'est pour ça qu'on espère que la suite verra le jour. Parce que les aventures comiques en manga de Super Mario 64, Paper Mario, Super Mario Sunshine, Super Mario Galaxy ou encore Mario and Luigi (et on en oublie plein), ben ça fait vraiment super envie. Alors n'hésitez pas à vous procurez ce tome, qui même s'il aurait pu être moins cher de quarante-neuf centimes (toi aussi, inscris-toi sur www.radins.com), est vraiment chouette, et va permettre s'il a du succès à faire publier chez nous la suite. Et ça, ca serait quand même vachement cool !

Super Mario Manga Adventures
Edité par Soleil Manga
Prix : 6,99 euros

samedi 15 novembre 2014

Avis DLC Mario Kart 8

Les DLCs sont souvent considérés comme le mal, comme le cancer du jeu vidéo, qui vient enrichir les méchants éditeurs sur le dos des pauvres joueurs qui payent déjà assez chers leur jeux. Cette haine des DLCs vient principalement de certains éditeurs qui n'ont pas hésité, et n'hésitent toujours pas, à nous vendre du contenu en plus avant même la sortie du jeu, et parfois à des prix exorbitants ! Cependant, même si personnellement je n'approuve pas trop cette pratique des DLCs, il faut reconnaître que certains éditeurs font des efforts pour offrir de la qualité, et parfois (mais trop rarement) avec un prix pas trop élevé. Tout le monde a gueulé conte Nintendo à l'annonce des DLCs payants de Mario Kart 8. Rappelons que le jeu de base n'est pas amputé, en comparaison avec les autres titres de la série. Pour 8 euros, on a le droit à huit circuits supplémentaires, quatre nouveaux karts, et trois nouveaux personnages. Et sinon, pour 12 euros, on a le pack des deux DLCs, et on a le droit à seize courses supplémentaires, six nouveaux pilotes, et huit nouveaux bolides (même s'il faut attendre le printemps prochain pour récupérer le second DLC). Bref, on peut critiquer le prix, qui reste correcte malgré tout, mais on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de contenu. Alors justement, parlons-en.

Parmi les nouveaux personnages, il y a Mario Tanuki et Peach Chat. Bon, ce sont plus de nouveaux skins que de vrais pilotes inédits. Cependant, leur statistique d'accélération est légèrement plus élevé que leur version classique, et leur poids est donc un peu plus faible. Rien de révolutionnaire. La vraie grosse nouveauté qui fait plaisir, c'est l'arrivée de Link. Bon, ok, Link dans Mario Kart, ça peut déranger, mais Nintendo nous a tellement habitué aux clins d’œil et aux cross-overs de luxe, que ça en devient presque normal. Link est un pilote aux statistiques intermédiaires. En gros, il est correct partout, sans jamais être excellent. Ce qui est plutôt bien quand on a du mal à trouver un style de conduite. Link est aussi le nouveau personnage qui a été le plus travaillé côté animation. Triforce, épée, sans oublier ses petits cris si caractéristiques, on retrouve bien là le héros de la Légende de Zelda. Finalement, que demander de plus ?

 Link délaisse Epona le temps d'un DLC

Les véhicules inédits sont présents au nombre de quatre. Tous ne sont pas exceptionnels, mais ils ont le mérite de s'ajouter à la liste. Le Destrier Légendaire possède une meilleure vitesse et surtout une meilleure maniabilité que la plupart des motos classiques. Le Blue Falcon de F-Zero est sans surprise le véhicule qui a la meilleure vitesse, mais aussi une bonne accélération. Donc outre le fan-service, c'est un kart qui ravira les amateurs de vitesse, et qui plaira sûrement aux joueurs les plus expérimentés. Mais le véhicule qui s'en sort sûrement le mieux de ce premier DLC, c'est l'Intrépide, que les fans connaissent déjà, et qui va faire plaisir à tous ceux qui recherchent, dans un certains sens, ce qui pourrait bien être le kart ultime.

Mais bien entendu, ce que les joueurs attendent par-dessus tout, ce sont les circuits. Trois anciens remis au goût du jour et cinq inédits sont au programme. Commençons par les anciens. Tout d'abord, ayant très peu joué à l'édition Wii (la seule que je ne possède pas), il va m'être difficile de comparer la Mine Wario à sa version antérieure. Ok, le circuit est beau, mais ça, on s'en doute. Après, il offre de beaux moments de montées et descentes, telles des montagnes russes, ainsi que quelques virages à maîtriser, même si finalement ce n'est pas un circuit très technique, ce qui ne l'empêche pas d'être sympathique. On sort l'artillerie lourde avec les deux autres anciens. Le Circuit Yoshi, qui a fait le bonheur de Mario Kart : Double Dash puis Mario Kart DS, et qui propose toujours son fameux raccourci, mais surtout pleins de virages, qu'il faut bien appréhender pour ne pas se faire distancer ou se faire bouffer par une plante piranha. Bref, un incontournable, qu'on soit nostalgique ou néophyte. Le dernier des anciens est réellement ancien, puisqu'il s'agit de la Route Arc-en-ciel de la Super Nintendo, déjà présente dans Mario Kart 7, mais qui malgré tout demeure le circuit de référence, et probablement même le meilleur de toute la série. Plus beau que jamais, le tracé est toujours aussi dangereux, avec ses virages en angles droits, ses Twhomps, et son absence totale de barrière. Gare à la chute.

 Ce circuit!

Parmi les circuits inédits, il y en a un nouveau, mais pas vraiment. Mute City, tout droit sorti de F-Zero, brille comme jamais en HD. Le tracé part dans tous les sens, est rempli d'accélérateurs, des fameuses bandes régénératrices qui pour l'occasion sont le seul moyen de récupérer des pièces, et ravira les fans de F-Zero qui, comme beaucoup de joueurs, sont déçus de ne pas voir de nouvel épisode de la série. Sérieusement, un F-Zero de la qualité de GX en HD, sur Wii U. Pense un peu à nous Nintendo s'il te plaît. Parmi les circuits qui s'inspirent d'autres licences, le circuit Excitebike rappelle un peu le Parc Baby de la GameCube, puisqu'il en reprend l'aspect, mais avec deux lignes droites plus longes et logiquement parsemées de bosses. Plutôt chouette bien que peu original, on aimera y jouer entre potes. Avant de parler du circuit Hyrule, on va s'attarder sur La Route du Dragon, qui puise dans le visuel chinois. Le circuit est beau, même si on n'a pas vraiment le temps d'admirer les peintures représentant Lakitu. Le tracé est plutôt bon, et même si on a connu plus original, il n'en reste pas moins l'un des meilleurs circuits originaux de ce DLC. Contrairement à Station Glagla, qui est sympathique, avec ses deux routes de couleurs constantes, mais jamais très jouissif. On termine avec celui que vous attendez tous, le circuit Hyrule. Un poil court, avec pas assez de lieux emblématiques, il n'en reste pas moins un très bon circuit, qui pousse le fan-service à fond. Les rubis remplacent les pièces, certains endroits regorgent de baba mojos, et l'on pénètre, même si c'est court, à l'intérieur du château. Lors d'un virage, on peut d'ailleurs activer un raccourci en frappant dans trois cristaux, afin de faire apparaître un tremplin qui nous fera voler au-dessus de la Master Sword. Plutôt cool.

Si ce premier DLC de Mario Kart 8 n 'est pas indispensable, il est tout de même très complet, bien foutu, et plaira aux fans ainsi qu'aux autres joueurs qui se plairont à découvrir du contenu supplémentaire de qualité. Entre les nouveaux tracés, les anciens quasi flambant neufs, le fan-service qui n'en finit pas (les musiques des circuits Hyrule et Mute City!), ce DLC de Mario Kart n'est certes pas indispensable, mais paradoxalement, c'est un incontournable.

lundi 13 octobre 2014

Test Bayonetta 2

Test réalisé à partir d'une version Wii U.

Apparu en janvier 2010 sur Xbox 360 et PS3, Bayonetta a su séduire les joueurs grâce à son univers décomplexé et outrancier, son humour à base d'érotisme provocateur et de poses aussi suggestives que risibles, son héroïne ultra sexualisée, et son gameplay frôlant la perfection. Malgré un succès critique, les ventes n'ont pas été réellement suffisantes. Une suite semblait compromise, jusqu'à ce que Nintendo annonce Bayonetta 2 en exclusivité sur Wii U fin 2012. Deux ans plus tard, la sorcière la plus bandante attrayante du jeu vidéo est de retour, et il n'y a pas à dire, ça lui va vachement bien les cheveux courts !

Avant d'attaquer Bayonetta 2, on va brièvement s'attarder sur le portage Wii U du premier opus. Pour quelques euros supplémentaires, vous pouvez acheter le premier volet avec sa suite, et c'est une bonne idée pour ceux qui ne l'ont jamais fait. Le portage sur la console de Nintendo est excellent, et sans surprise, on tient la meilleure version du jeu. Déjà, la fluidité est exemplaire, et un poil au dessus de la version Xbox 360. Ensuite, le jeu est beau, même si la Wii U est capable de bien mieux, et cela malgré des couleurs un peu plus délavées que dans le titre original. Et pour conclure, les tenues de personnages Nintendo, qui ne sont en rien obligatoires, apportent une touche esthétique, mais aussi de gameplay, plutôt sympathique, même si on s'en passera sans problème. En gros, c'est Bayonetta, et même sur Wii U, ça déchire.

Bayonetta 2 est un beat'em all 3D. Comme c'était le cas pour son prédécesseur, le titre ne s'encombre pas tellement d'un scénario prenant, proposant plutôt des scènes longuettes et parfois foutraques, mais sincèrement, on s'en tamponne les godillots, l'intérêt est ailleurs. Ce que l'on veut avant tout dans Bayonetta 2, c'est tabasser des anges et des démons avec classe grâce à un gameplay parfaitement rôdé. Et c'est ce que l'on fait ! Le système de combat du premier Bayonetta est conservé, amélioré même, ce qui permet au jeu d'être toujours aussi nerveux, accessible mais technique, et totalement jubilatoire. On frappe avec les poings ou les pieds, et l'on peut toujours s'équiper d'armes comme des lames, un fouet, ou des armes à feu par exemple. Les combos s'enchaînent toujours aussi facilement, et c'est avec un plaisir véritable que l'on prend part aux combats. Evidemment, il est toujours possible d'acheter des armes ou des techniques chez Rodin afin de varier les plaisirs. Le système de combat repose aussi sur l'esquive. Lorsqu'on évite une attaque ennemi de justesse, le temps se ralentit un court instant, et on peut en profiter pour frapper. C'est quand même bien pratique.

 Bayonetta a toujours autant la classe

Les combats sont aussi l'occasion de remplir sa jauge de magie. Une fois fait, on peut en profiter pour déclencher une attaque sadique sur un ennemi. Tellement outrancières et gores qu'elles en deviennent drôles, ces tortures font partie de l'univers Bayonetta. Guillotine, écartèlement, écrasement, on a le droit à tout. D'ailleurs, ceux qui s'inquiétaient d'une éventuelle censure suite au Pegi 16+ peuvent se rassurer, Bayonetta 2 saigne, conserve sa violence exagérée, et sa sexualisation exubérante. Bref, revenons en à la magie. En plus des attaques sadiques, déjà présentes dans le premier opus, on peut désormais activer l'Apothéose de l'Umbra lorsque la jauge est pleine. Ce mode permet de frapper bien plus fort, constamment via invocation, durant une courte période. Plutôt pratique. On a alors le choix entre l'attaque sadique qui ne vise qu'un ennemi, mais inflige beaucoup de dégâts au point de souvent le tuer (il laisse alors son arme qu'on peut récupérer) ou l'Apothéose de l'Umbra qui vise tous les adversaires que l'on souhaite frapper. A noter que l'on ne perd plus de magie lorsque l'on prend un coup. Le mode de difficulté normal, dorénavant nommé 2nde apothéose, est plus facile que le mode normal du premier Bayonetta. On recommande donc aux joueurs qui aiment le défi d'attaquer le jeu directement en 3ème apothéose.

Bayonetta 2 fait pour le moment un sans faute. Le titre a pourtant quelques défauts. Son scénario, comme dit plus haut, et même si finalement cela importe peu, on aurait aimé une fin un peu meilleure, et surtout un boss de fin plus réussi. Il y a aussi de rares phases aquatiques que l'on aurait préféré un peu plus jouables. Au final, ce ne sont que de rares problèmes qui n'entachent en rien un jeu extraordinaire. D'ailleurs, les défauts du premier sont passés à la trappe. On oublie les phases de plate-forme insupportables qui cassaient le rythme, ainsi que les QTEs mortels dès qu'on les ratait qui étaient hyper frustrants. Bayonetta 2, c'est finalement comme le premier, mais en bien meilleur. En tellement mieux, que le premier volet semble presque une simple ébauche par rapport à ce deuxième épisode absolument grandiose. Le rythme est plus soutenu, les combats sont encore plus dynamiques, et la démesure est encore plus totale. On ose bien plus que dans le premier, et c'est une réussite. À l'image de ce combat durant lequel les invocations de Bayonetta et de son adversaire se battent en arrière plan.

 L'art de la démesure

Le tout est bien entendu servi par une réalisation plus que soignée. Alors oui, on peut remarquer quelques textures peu flatteuses, et de l'aliasing, principalement lors des cutscenes fixes, mais à l'exception de ces quelques défauts plutôt rares, le jeu est beau, constamment fluide, et fait honneur à la console de Nintendo. Bayonetta 2 est d'ailleurs le plus beau jeu sur Wii U actuellement. Les cinématiques, lorsqu'elles ne sont pas fixes, sont dynamique, bien que bavardes, et souvent assez drôles. On y trouve même une référence au film Breakfast at Tiffany's, jusqu'à la reprise du fameux thème composé par Henry Mancini. Et c'est génial. On regrette même de finir le jeu en une dizaine d'heure en mode normal. Heureusement, il y a énormément de bonus à débloquer et la rejouabilité est immense. Il y a même un mode en ligne appelé Double Apothéose. On y pratique le combat en arène contre des ennemis avec un joueur en ligne, et celui qui a obtenu le plus de points au bout de six matches remporte la victoire et les halos. Plutôt chouette.

Avec Bayonetta 2 PlatinumGames signe une véritable déclaration d'amour au jeu vidéo et offre un des plus beaux cadeaux possibles aux joueurs. Tant de savoir-faire et de maîtrise réunit dans un seul jeu, ce n'est pas à la portée de tout le monde. A sa sortie, Devil May Cry a posé les bases du genre beat'em all 3D, comme Super Mario 64 a su poser les bases de la plate-forme 3D. Bayonetta 2 est comparable à Super Mario Galaxy. Il ne réinvente pas un genre, mais il le transcende pour lui donner sa plus belle déclinaison. N'ayons pas peur des mots, Bayonetta 2 est un chef-d’œuvre. On est face au meilleur beat'em all 3D jamais conçu à ce jour, et il va falloir faire fort pour le détrôner. Si vous possédez une Wii U, si vous êtes fans de beat'em all, ou simplement si vous aimez les jeux vidéo, vous ne pouvez pas passer à côté. La perfection n'existe pas, mais elle pourrait presque s'appeler Bayonetta 2.

19/20

vendredi 26 septembre 2014

Test Super Smash Bros. for 3DS

S'il y a bien un jeu attendu par beaucoup de joueurs en cette fin d'année, c'est Super Smash Bros. Il faut dire que Nintendo sait soigner ses projets et limite leur nombre de sortie par console. En quinze ans d'existence, on a seulement le droit au quatrième opus de la licence, avant qu'un cinquième ne débarque sur Wii U à la fin de l'année. Eh oui, cette fois-ci, place à une version portable de Smash Bros., une première pour la série. Doit-on considérer le titre comme une sous version avant la sortie du jeu Wii U comme tant de gens aiment à le dire ? Oh que non !

Le concept de Super Smash Bros. est très simple, mais diablement efficace. On prend des personnages emblématiques des jeux Nintendo, et on fait un jeu de combat délirant jusqu'à quatre. En gros, on peut tabasser Mario avec Link, et faire un concours entre Yoshi et Kirby pour savoir lequel avale le plus. Bref, un bon gros bazar des familles qui fait joyeusement plaisir. Et comme on a pu le constater, l'un des points forts du jeu, c'est son casting. De douze combattants dans le premier opus sur Nintendo 64, on est passé à vingt-cinq dans Melee sur GameCube, puis à trente-cinq dans Brawl sur Wii, et désormais à quarante-neuf. Ce qui est quand même plutôt pas mal ! On peut regretter l'absence de Snake, ou surtout de Popo et Nana de Ice Climber, mais les nouveaux venus au casting sont tous des choix de qualité. On retrouve des invités d'autres éditeurs, comme dans Brawl. A commencer par Pac-Man. Il est l'un des plus vieux combattants, mais malgré son âge, il s'en sort plus que bien. Ses attaques smash sont plutôt puissantes, sa vitesse est bonne, et ses coups spéciaux font parfois très mal. Une très bonne surprise. L'autre guest nous vient de Capcom, il s'agit de Mega Man. Assez déroutant, le personnage conserve l'inertie qu'il a dans ses jeux. Mieux vaut ne pas trop se pencher avec lui. Ses attaques smash peuvent se révéler dévastatrices à distance, mais finalement, sa légèreté le fait s'envoyer en l'air trop facilement. Dommage. Tout droit venu de chez Nintendo, Little Mac s'annonce comme un adversaire plus que redoutable. Dans les airs, il ne s'en sort pas trop bien, puisqu'il est boxeur, mais au sol, il est très dangereux. Ses attaques font très très mal, il est très rapide, et il possède un coup spécial à base de jauge et de K-O. En gros, plus il donne et prend de coup, plus une jauge au-dessus de son pourcentage se remplit. Et quand elle est pleine, il lui suffit d'appuyer sur B près d'un adversaire pour déclencher un coup surpuissant qui peut mettre K-O des adversaire à tout juste 30%. Redoutable ! Shulk peut changer de style de combat selon ses envies, et ainsi privilégier l'attaque, la défense, etc... Amphinobi n'est pas qu'un Pokémon de plus, c'est aussi un adversaire qui risque de vous faire de gros dégâts, comme Dracaufeu, qui est nouveau uniquement en tant que combattant à part entière, mais qui fera plaisir à beaucoup de joueurs.

 M'énerve pas!

Bon, vous l'avez compris, le casting de Super Smash Bros. for 3DS est assez savoureux et plutôt varié. Évidement, on note quelques clones, comme Lucina qui est une copie de Marth, alors que Daraen, qui combat avec la magie, est une bonne surprise dans le cast Fire Emblem habitué aux épéistes. Il y a donc de quoi satisfaire quasiment tous les styles de jeu, et tous trouveront plusieurs personnages qui correspondront à leurs attentes. Et si vous n'êtes pas satisfaits, vous pouvez toujours modifier vos personnages et leurs attaques. En ramassant ou débloquant des badges bonus, vous pouvez modifier leur attaque, vitesse ou défense. Et vous pouvez même récupérer des attaques spécifiques à un personnages pour en remplacer une existante. En effet, les attaques B plus direction peuvent être changées parmi trois au choix. Soit douze attaques B par combattants, à choisir entre quatre une fois débloquées. C'est quand même plutôt chouette. Et bien entendu, on peut créer son combattant Mii en choisissant ses capacités et ses attaques au choix parmi trois types de style de combat (épée, boxe, tir). C'est bien foutu, assez complet pour ne pas être frustrant, et au final, on en vient a créer de nouveau Mii dans l'éditeur pour avoir de nouveaux combattants dans le jeu. C'est beau le progrès !

Modifier ses combattants, c'est bien, mais encore faut-il les débloquer ces améliorations ou ces attaques. Pour cela, c'est très simple. On peut s'attaquer au mode Classique en solo. Il porte bien son nom, vu qu'il est plutôt classique, mais on peut choisir ses futurs combats parmi deux ou trois, et avant de les commencer, on arrête une roulette pour connaître la récompense qu'on récupérera après sa victoire. Trophées, améliorations, tenues pour son Mii, pièces, ou rien du tout... La véritable nouveauté de ce mode vient de la difficulté, réglable à la manière de Kid Icarus : Uprising. A savoir que plus c'est difficile, plus les récompenses seront meilleures. Sinon, il y a le mode Aventure Smash. Mis en avant par Nintendo, il faut malheureusement constater que ce mode de jeu est finalement peu convaincant. Pendant cinq minutes on parcourt une carte en essayant de récupérer des améliorations, sans se faire mettre K-O par des ennemis à qui on a dû tuer toute la famille tellement ils nous en veulent. Ensuite, on compare nos statistiques avec nos adversaires, puis on s'affronte dans une épreuve aléatoire, allant du combat à la course d'escalade. Ce n'est malheureusement pas très foufou... Mais peu importe, de toute façon, ce qui compte dans Smash Bros., c'est le multi.

 I'm a motherfuckin' P.I.M.P.!

Le solo de Super Smash Bros. for 3DS peut faire tenir un petit bout de temps, puisque finir tous les modes de jeu avec tous les personnages peut prendre du temps. Mais il reste malgré tout limité, comme dans beaucoup de jeux de combats. Tant pis, puisque de toute façon, l'intérêt c'est de se friter avec ses potes, ou avec des inconnus en ligne. Inutile de le préciser, mais dans le doute, on le dit quand même, le jeu est un concentré absolu de fun. C'est assez évident, mais pour celui du fond qui ne suit pas, ou qui douterait du potentiel du titre, on le crie haut et fort. Smash Bros. c'est Smash Bros., et même sur portable, ça défonce. En ligne, le jeu propose différents modes. Le classique, dans lequel on se tabasse dans la joie et la bonne humeur. Le « Pour la Gloire », dans lequel on s'affronte sans objet, à quatre ou en duel, dans des stages sans changements d'environnement ni plate-formes, retravaillés en mode Destination Finale (tous les stages sont d'ailleurs disponibles ainsi en solo ou en local, au choix). Ça plaira aux joueurs pour qui le skill compte plus que la chance. Et il y a aussi le mode spectateur, qui plaira à ceux qui aime les jeux d'argent. On peut mater des matches de gens en ligne et parier des pièces de jeu sur un combattant en se basant sur ses statistiques. Sympathique sans être exceptionnel, mais on apprécie le geste. Pour le jeu en ligne, le titre se défend bien, avec quasiment aucune latence. Pour ce test, il faut admettre que juste le temps d'un match, il y a eu une latence peu agréable. Il faut savoir que l'on a pu jouer uniquement avec des japonais vu que le jeu n'est pas sorti ailleurs. Mais un match sur des dizaines, finalement, ce n'est pas grand-chose. Et dès que le jeu sera sorti partout, on pourra jouer en ligne avec des gens plus proches géographiquement, et ce rare problème ne devrait plus exister.

Pourquoi Super Smash Bros. for 3DS est-il si fun ? Parce qu'encore une fois Nintendo a mis tout son savoir faire pour nous offrir un jeu exceptionnel. Graphiquement, le jeu s'en sort très bien pour une 3DS. Les effets de contours qui donnent une touche de cell-shading (désactivables dans les options pour ceux qui n'apprécient pas) sont plutôt chouettes, et on s'y fait rapidement. Evidemment, dans certains stages, les dézooms peuvent éventuellement nuire à la lisibilité, mais en soit, rien de grave à déplorer. On note que la fluidité est constante, même avec la 3D activée, et bon sang, ça fait bien plaisir. Niveau maniabilité, on retrouve tout le génie de Nintendo, qui propose une nouvelle fois un gameplay très simple d'accès pour les néophytes, mais qui s'avère très technique pour ceux qui veulent le maîtriser à fond. On reste plus proche d'un Brawl que d'un Melee dans la nervosité, mais le jeu est plus rapide malgré tout, tant mieux. La prise en main demande un petit temps d'adaptation, passer d'une manette GameCube à une 3DS, c'est étrange, mais finalement, en à peine une demi-heure, on s'y fait. Comme quoi, on pouvait avoir des craintes, mais une fois dans le jeu, elles disparaissent toutes.

Que dire ? Alors que l'on pouvait avoir peur que cette version 3DS ne soit qu'une version allégée de la version Wii U, on se retrouve face à un jeu exceptionnel, et diablement fun. Avec son casting de rêve, sa grande réussite technique et son gameplay qui frôle la perfection, Super Smash Bros. for 3DS n'est pas une version au rabais, mais bien le jeu que l'on attendait tous. Sans oublier qu'il va combler les fanboys Nintendo, avec ses centaines de trophées et ses musiques à écouter sans jamais se lasser. Bref, vous l'avez compris, Super Smash Bros. for 3DS est un incontournable de la console, que les fans, et même les autres, doivent posséder absolument. On pensait que mettre la licence sur 3DS était une mauvais idée. On avait tort. Alors du fond du cœur, merci Nintendo.

18/20